CHAPITRE XXV. 44<J
marchés de l’Europe, et elles offraient auxmarchandises de la métropole un débouchéconsidérable. Les développements du commerceavaient été rapides et vastes. L’état de la marineroyale prouvait l’état florissant de la marinemarchande. Au commencement du règne de Jac-ques I, on ne comptait que quarante bâtimentsde guerre, qui portaient vingt-trois mille ton-neaux , et dont l’équipement n’exigeait quehuit mille hommes; sous le règne de Guillaume,la flotte montait à deux cents vaisseaux de toutegrandeur, qui demandaient le service de qua-rante-cinq mille hommes. Les pertes, même quele commerce anglais avait essuyées pendant laguerre que termina la paix de Ryswick, annon-çaient ses richesses; les corsaires français firentprès de deux mille prises; signe non équivoqued’une navigation fort active, et d’une grandecirculation mercantile.
Cependant les progrès de la culture, les spé-culations hardies que la richesse enfante , et quià leur tour la multiplient, le mouvement dutravail, et le crédit qui marche toujours de pairavec lui, ne permettaient pas de faire face auxdépenses de l’état en levant tous les ans, en im-pôts extraordinaires, une somme équivalente auxbesoins publics; cette charge aurait été dis-4 29