CHAPITRE XXVI. Zp7
sans pompe. Guillaume III était instruit de laprédilection du roi d’Espagne pour la maisond’Autriche, et, d’un autre coté, il savait queLouis XIV se préparait à la guerre pour soute-nir ses prétentions. Afin de la prévenir et desauver l’équilibre de l’Europe, il proposa secrè-tement à la France un traité de partage éventuelqui fut conclu à la Haye entre Louis XIV et „ ort .les deux puissances maritimes. Par ce traité, le i6 9 s -prince de Bavière devait hériter de la monarchieespagnole ; on donnait au dauphin Naples et laSicile avec Guipuscoa, et à l’archiduc Gliarles,second fils de l’empereur,le Milanez. Le cabinetde Madrid fut indigné en apprenant qu’on avaittransigé de la monarchie ; la nation espagnolepartagea cette indignation ,' et Gliarles II, quivoyait qu’on disposait de sa succession, de sonvivant, la donna tout entière, par un testamentsecret, au prince de Bavière.
Mais ce prince mourut de la petite vérole, etle ministère espagnol retomba dans ses incerti-tudes. Il inclinait encore pour l’archiduc Char-les , mais l’archiduc n’arrivait pas en Espagne.
La mort du prince de Bavière ayant changé tousles rapports, la France conclut uu second traitéde partage avec les puissances maritimes , dans 1700.lequel on ajoutait à la part du dauphin la