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476 PARTIE II. - PÉRIODE IV.
la justice.-il fallait porter l’épée dans une main,et l’olive dans l’autre ; Villars parut propre àcette tâche difficile, qui demandait la réuniondes talents militaires à l’art des négociations. 11fut envoyé dans le Languedoc , et il réussit àtout pacifier.
Ce fut là qu’il reçut le plan des dispositionsque les généraux Tallard et Marsin, qui l’avaientremplacé en Allemagne, avaient faites pour com-battre Eugène et Marlborough. Ces deux hérosavaient réuni leurs talents et leurs forces. Eu-gène avait repassé en Allemagne, sans être suivini vu par Yilleroi, qui devait l’observer et l’oc-cuper. Marlborough avait quitté les Pays-Bas,où ses exploits s’étaient bornés à la prise dequelques villes, pour frapper un coup décisifen Allemagne. Villars, apprenant la position deTallard et de Marsin, prédit du fond du Langue-doc, que, s’ils ne changeaient pas de plan d’opé-ration , ils seraient battus. Sa prédiction futaccomplie; la bataille de Hochstedt ruina les af-faires des Français en Allemagne. Peu de vic-toires ont été plus complètes que ne le fut celled’Eugène et de Marlborough. Tallard fut faitprisonnier; dix mille hommes des meilleurestrôupes françaises, qui avaient été oubliés dansle village de Blenheim, furent obligés de se