1708.
484 PARTIE II.- PÉRIODE IV.
d’Italie. Tout paraissait perdu ; il corrigea parson génie les fautes de Yilleroi.
Dans la campagne qui suivit la bataille deRamillies, les alliés ne gagnèrent rien; c’étaitbeaucoup pour la France de ne rien perdre.L’année suivante, on envoya le duc de Bour-gogne commander en chef l’armée de Vendôme;ce général devait encore diriger les opérationssous le nom du duc. Le duc de Bourgogne étaitle petit-fils de Louis XIV ; élève de l’immortelFénelon, il était à beaucoup d’égards digne deson instituteur, qui avait triomphé des obstaclesque lui opposaient les passions naissantes duduc. L’art l’avait emporté sur la nature. Le ducde Bourgogne était instruit et appliqué, justeet ferme, simple et libéral; il observait religieu-sement ses devoirs ; il aimait le peuple ; il res-pectait l’opinion publique ; il ne manquait pasde bravoure personnelle, mais il manquait detalents pour la guerre, et les courtisans quientouraient le prince entravaient les opérationsde Vendôme par leurs intrigues et leurs calom-nies. 11 ouvrit la campagne par la prise de Gand.Il voulut prendre Oudenarde ; Marlborougli ac-courut, et les Français furent encore battus.Les alliés assiégèrent Lille; ce siège célèbre