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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXVI.

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conclu avec son fils Frédéric-Guillaume I, quilui avait succédé. Rien n’était plus opposé quele caractère, les principes, les goûts, l’extérieurmême de ces deux souverains. Frédéric - Guil-laume I avait une ame saine et forte dans uncorps robuste, et annonça bientôt qu’il substi-tuerait, à la cour et dans le gouvernement,la simplicité au luxe, l’ordre au désordre, lafermeté à la faiblesse, des habitudes mâles etaustères à la mollesse et au plaisir. Nous le ver-rons asseoir la puissance de la Prusse sur desfondements solides, donner du nerf à l’armée,de l’unité à l'administration, de la trempe auxâmes, de la vigueur et de la consistance au corpspolitique et préparer les miracles du règne sui-vant. Si même les négociations n’avaient pas en-core été commencées, ses maximes et son carac-tère l’auraient empêché de continuer la guerre.Le traité lui fut avantageux. Non-seulement laFrance le reconnut roi de Prusse; elle lui cédaencore, au nom du roi d’Espagne, la Gueldreespagnole ,en dédommagement de la principautéd’Orange, dont Louis XIY s’était emparé, queFrédéric-Guillaume réclamait comme héritier deGuillaume III, et à laquelle il renonça formel-lement à Utrecht. Les Etats de Neufchâtel et deValangin avaient conféré au roi de Prusse la