5lO PARTIE II. - PÉRIODE 1 Y.
et une source de démêlés continuels entre lesdeux nations. Un pareil contrat, tout au détri-ment d’une des puissances contractantes , esttoujours un abus de la force qui dicte des loisà la faiblesse, ou une surprise faite par l’babiletéà l’imprévoyante ignorance.
Pendant que l’on négociait et qu’on signaittous ces différents traités, les négociations entrela France et l’empereur seules n’avançaient pas.Charles Y1 ne voulait pas se désister de ses pré-tentions sur la succession d’Espagne. Ses alliésl’avaient abandonné; ses finances étaient dans unétat déplorable; mais le génie d’Eugène lui res-tait, et il espérait qu’une victoire changerait la17 1 3. face des affaires. Les hostilités recommencèrent,et il y eut encore du sang inutilement répandu.Villars, qui commandait l’armée française, pritLandau, malgré la vigoureuse résistance duprince Alexandre de Würtemberg. Le siège deFribourg dans le Brisgau fut encore plus difficileet plus honorable pour les armes françaises; lebaron de Harsch fit une superbe défense, quilui acquit de la réputation , sans sauver la place.Les succès répétés de Villars inspirèrent fina-jlement à l’empereur des dispositions pacifiaques. Eugène et Villars, qui avaient conduit laguerre avec gloire, furent chargés par leurs