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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXVI.

Sl 9

et si les Provinces-Unies avaient employé lesloisirs de la paix à relever leurs finances, leurcrédit, leur marine, ce pays, que le caractèrenational, les habitudes, le genre de vie de seshabitants rendent, de concert avec la nature,éminemment propre au commerce, serait rede-venu le concurrent, redoutable de la Grande-Bretagne.

Les accroissements considérables que la maisonde Savoie avait obtenus par la paix d’Utrecht,le titre de roi qui était entré dans cette maison,et la royauté de la Prusse solennellement re-connue et confirmée, donnaient de nouveauxgarants à la liberté de l’Italie et à celle de l’Al-lemagne. L’Autriche et la France menaçaienttoutes deux l’Italie, et lui avaient fait égalementde mal; la puissance de la Savoie, qui venaitde s’agrandir et de se consolider, pouvait, aubesoin, s’opposer avec succès à l’une ou à l’autre,et rendre un peu de tranquillité à ces bellescontrées, désolées par tant de guerres sanglantes.La création de la monarchie prussienne offraità la liberté germanique un nouvel appui. LaFrance, l’amie naturelle de l’Allemagne, quiavait combattu pour elle contre les Ferdinand,et qui avait eu l’honneur de dicter la paix deWestphalie, était devenue infidèle à ses principes;