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Tome quatrième.
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CHAPITRE XXVI. 5‘2 1

tout écraser, et où une seule masse, entraînantet absorbant tous les états qui devaient exercersur elle une réaction bienfaisante, aurait rendutoute espèce d’équilibre, impossible. Plusieurscoalitions s’étaient formées pour éloigner cedanger imminent, et elles avaient manqué leurbut, ou n’avaient produit que des effets partielset des mesures insuffisantes. La situation desétats de l’Europe restait toujours critique, etleur existence précaire. La dernière coalitionobtint des succès brillants et complets, parceque les deux hommes qui la dirigèrent y mirentl’unité d’un tout organisé, et qu’ils furent à la foisdes politiques profonds et de grands capitaines ;réunion absolument nécessaire pour que la guerreremplisse son objet, et que cet appel à la forcevenge, fixe et assure les droits des nations. Lapaix d’Utrecht fit descendre la France du degréd’élévation auquel les guerres précédentes l’a-vaient fait monter, et qui était incompatible avecl’indépendance politique des autres états. Cettepaix replaça la France dans une position où ellepouvait exister sans craindre pour sa sûreté, etsans rien perdre de sa gloire; où elle était encoreassez puissante pour se défendre contre touteattaque injuste, et même pour protéger les faibles,et où elle ne l’était pas assez pour abuser de sa