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Tome quatrième.
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b'ill PARTIE IX. - PÉllIODE IV.

de son injustice, dans un état de langueur etde faiblesse, dont le temps et la sagesse pou-vaient seuls la retirer. Ce vaste corps avait encorela même grandeur et les mêmes proportions;mais, faute de sucs nourriciers , ses organesétaient affaissés, et son ardeur paraissait éteinte.

Louis XIV, promenant ses regards sur cetteFrance, long-temps l’objet de la crainte, de l’envieou de l’admiration de tous les peuples, et n’a-percevant que des ruines ou de la misère sur cesol autrefois couvert de richesses et de créationsbrillantes, devait éprouver d’autant plus de re-grets, que les passions qui l’avaient égaré, etqui avaient amené ses malheurs, s’étaient éteintesdans son aine glacée par l’âge, et ne pouvaientplus l’aveugler sur les causes de ses désastres,ni le séduire par leurs illusions, ni le distraireet le consoler par leur activité même. Il avaitnon-seulement survécu à ses passions, à sesplaisirs, à ses goûts ; il avait encore survécu àtous les grands hommes qui avaient environné,appuyé, embelli son trône, et à tous les objetsde ses affections les plus douces et les plus inno-centes. Avant lui, étaient descendus dans latombe , les généraux auxquels il avait dû sesvictoires, les ministres qui avaient su, dans destemps plus heureux, enrichir le peuple et le