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5a6 PARTIE XI. - PERIODE XV.
cour, où , sans elle, une bigoterie sombre auraittout envahi ; par ses caresses enfantines, ses ma-nières enjouées, son esprit fin et délicat, elleseule répandait quelque charme sur la vieillessede Louis XIY, et lui faisait encore connaître desmoments de sérénité. Il voyait renaître cetteprincesse dans des enfants qui étaient déjà lesobjets de l’amour du peuple. Dans l’espace dequelques jours toutes ces espérances furentcoupées par la racine, et la mort, dépouillantla France de tous ses appuis et de tous ses orne-ments, ensevelit dans un même tombeau le duc,la duchesse de Bourgogne et l’aîné de leurs fils.Louis resta seul au milieu de ces ruines; aveclui, un jeune enfant, le second fils du duc deBourgogne, unique et faible rejeton d’une fa-mille nombreuse.
Le trône de Louis XIY avait perdu son éclat;sa couronne avait pâli; sa maison allait s’étein-dre; les années le minaient ; la mort le menaçait ;mais son ame ne parut jamais plus forte, plus éle-vée, plus héroïque que dans ces jours de deuil,et de tous les moments de sa vie, il n’y en apoint où il inspire plus de respect et plus d’ad-miration. La grandeur qu’il déploya à cetteépoque ténébreuse lui appartient tout entière.Tout se conjura contre lui, et il ne fut point