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« sont le seul moyen que l’on ait pour retarder, entra-« ver, affaiblir un vainqueur (1).
6° « Si Paris eût été encore une place forte en 1814« et 1815 , capable de résister seulement huit jours ,« quelle influence cela n’aurait-il pas eu sur les évé-« nements du monde (2) !
7° « . Mais 60,000 soldats sont une armée ; ne
« vaut-il pas mieux l’employer en ligne ? Cette objec-« tion est faite, en général, contre les grandes places ;« mais elle est fausse, en ce qu’elle confond un soldat« avec un homme ; il faut, pour défendre une grande« capitale, 50 à 60,000 hommes, mais non 50 à 60,000« soldats ; aux époques de malheurs et de grandes ca-« lamités, les États peuvent manquer de soldats, mais« ne manquent jamais d’hommes pour leur défense :<• 50,000 hommes, en rase campagne, s’ils ne sont pas« des soldats faits, commandés par des officiers expéri-« mentés, seront mis en désordre par une charge de« trois mille hommes de cavalerie (3). »
8° Napoléon reprend vivement ceux qui méprisent lesretranchements et les lignes, et il finit sa remontrancepar (4) « discours flatteurs et pourtant méprisables ». Etcependant, si l’on rapproche ce passage d’un autre éga-lement compris dans ses Mémoires, on est porté à s’é-tonner. « L’usage de se retrancher chaque jour en établis-« sant un camp a dû être abandonné (5) ». On voit encore,dans l’Examen des campagnes de César, qu’il exprime uneopinion qui peut sembler opposée. « Aujourd’hui, quel-« que considérables que fussent les travaux qu’une ar-
(î) Mémoires de Napoléon, volume vin, 257 .
(2)
Id.
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id.
, page 374 et volume ix, page u
(3)
ïd.
id.
id.
ix, page 84.
(4)
kl.
id.
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vu , pages cl 92.
■»
kl.
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id.
m, page 27h.