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« il faut quatre à cinq cents voitures par jour pour ali-« mentor une armée de cent mille hommes ; l’armée en-« vahissante, supérieure seulement d’un tiers, empêche-« rait les convois, sans bloquer hermétiquement. »Qu’est-ce donc que notre nouveau système de grandesplaces, sinon de réels camps retranchés (1). « Un corps« d’armée dans une place peut l’affaiblir parce qu’il faut« tant de magasins immenses » ; et en outre, comment lesrassembler dans des pays ingrats, comme les Vosges, leJura, les Alpes et les Pyrénées (2) ?
13° « Quand l’armée est détruite, les places ne sont<■ plus d’aucune utilité (3). » Ainsi les places sont nullesquand il n’y a pas d’armée, et les places absorbent, ce quisignifie détruisent, ces armées par leurs garnisons ; il y adans cette affaire un véritable cercle vicieux.
« Les places mal approvisionnées et mal pourvues de« garnisons ne peuvent faire une longue défense (4), - etpourtant Napoléon dit (5) « qu’il ne -faut pas tirer les« garnisons des armées, mais de la population. » Est-cedonc là le moyen de bien pourvoir ces places de garni-sons ? Et, en outre, n’est-ce pas jouer sur le mot popula-tion qui n’est autre chose que la matière à recrutementdes armées que vous énervez déjà par votre armée degarnisons? Qu’on fasse un retour sur la guerre de septans; Frédéric s’est toujours mal trouvé de ces corps degarnisons: à Neiss, à Cozel, à Glatz, à Schewednite, àColberg, à Dresde, et il n’a obtenu de bonnes défensesque des garnisons tirées de la ligne. Nous prenons un peutrop modèle sur la guerre de cette époque ; enfin si votre
(i) Mémoires,
volume vu,
pages
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