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« portance à aucune place de la Corse... Il balance s’il« abandonnera Luxembourg, parce qu’elle est dans un« pays ingrat et exigeant une grande garnison. Je ver-« rai... Je n’ai pas réfléchi... Il est évident qu’elle a été« établie pour s’opposer à Metz ; » et ce ne serait pas lapremière fois que l’on verrait deux places contradictoires;il n’en manque pas dans le dispositif de Darçon. Le 9mars 1808, Napoléon rend un décret pour rendre lesfortifications d’Ipre, 'Werden, Bonn, Cologne, Sienne,Voltera, Beziers, Montmeillan, Saint-Tropez, Villefran-che, Cazal, Valence, Sauréno, château d’Urie, Fort-monté, etc.; puis Napoléon dit qu’il ne veuf pas que l’ondémolisse, qu’il faut seulement ne pas entretenir ; qu’enpeu de mois, après cent ans, on peut rétablir la placepour quelques circonstances imprévues ; mais ne risque-t-on pas aussi de voir se renouveler ce qui est arrivé en1814 à Toul, Vilry, Soissons, Laon, Lafère, etc.? Est-ceen ce sens qu’il disait un jour : « Concluons que toute« place est bonne. »
24° « Dans la guerre de siège, comme dans celle de« campagne, c’est le canon qui joue le rôle principal;« il a fail une révolution totale; les hauts remparts en« maçonnerie ont dû être abandonnés pour des feux ra-« sants et recouverts par des masses de terre. L’usage de« se retrancher chaque jour en construisant un camp a dû« être abandonné.... » Rapprochez donc ces passages cor-roborés par l’examen qu’il fait des campagnes de César,de celui qu’il termine par ces mots : « Discours flatteurs« et pourtant méprisables (1), » dont nous avons déjàparlé ci-dessus.
25° Napoléon s’élève contre le système des grandesplaces, bien qu’ailleurs il le regarde comme seul admis-
(î) Mémoires, volume hi, pages ui,ii6.