proportion trouvée ci-dessus pour l’Espagne, 2,40 : 1,ou 3,84 : t ; d’où il suivrait que, dans les pays de mon-tagnes , soit à cause de la nature du sol, soit à cause del’esprit des régnicoles, soit en raison de ces deux motifscombinés, les fortifications y ont été moins défavorables ;qu’au contraire, les contrées où elles ont été le moinsavantageuses sont celles peu accidentées, telles que sontla majeure partie des plaines de l’Allemagne, où laguerre s’est principalement portée en pays peu variés.Il est donc généralement plus rationnel de déconseillerl’emploi de la fortification dans de telles contrées quedans celles plus fortement accidentées ( 1 ), au moins pourl’objet dont il s’agit ici.
La proportion générale de 4 en perte contre 1 en gainest énorme : dire qu’il y a quatre à parier contre un que,si l’on se met sous l'appui des fortifications, on sera bat-tu , h armes égales, inférieures ou supérieures, est un
résultat peu encourageant et même effrayant. Qu'en
pense la doctrine?
Mais, dira-t-on, vous mêlez ensemble de grandes ba-tailles, où se trouvaient des cinquante, des cent millehommes de chaque côté, avec de simples combats decorps, de divisions et même de simples brigades; ceciest-il donc admissible? Eh bien ! examinons les bataillesen particulier, et formons-en un tableau distinct; aussibien il nous servira à indiquer, par un exemple, le sys-tème suivi dans nos autres tableaux.
(i) Les principes de- la doctrine sonl le contre-pied de ce3 résultats; elle faitun raisonnement captieux; là, dit-elle, où la nature présente peu de difficultés,c’est à l’art d'en créer; dans les montagnes, au contraire , où la nature a tantfait sous ce rapport, cette création est moins nécessaire. Mais il n’y a la qu’uneapparence de logique, car c’cst le terrain qui donne la vraie valeur aux rem-