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Essais sur de nouvelles considérations militaires / par L.- H.-C. Vauvilliers
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On dira cc quon voudra, mais la clef des champsest ce quil y a de meilleur à conserver en guerre pourtoutes les troupes qui nont pas encore une forte orga-nisation ; la doctrine peut bien taxer cela de paradoxe,mais lexpérience est, les meilleurs retranchementsquelles puissent avoir sont les bois, les rochers, lesmarais et les fréquents changements de position -, en unmot, ce sont les jambes. Si les places sont bonnes, c'estpour garder quelques positions isolées, assurer les pas-sages de rivières, occuper les cols des grandes chaînes ,cest pour contenir des dépôts ; mais les places conjuguéeset militarisées nous paraissent un rêve de limagination.

Et maintenant, si lon pouvait conclure du petit augrand, du simple au composé, de ce court historiquedes revers des partisans retranchés, ne semblerait-il pasdéjà que lon peut, par induction , affirmer quil nefaut pas non plus enchaîner les armées régulières à desremparts qui leur sont si opposés de nature ; car lescorps de partisans et les armées ont presque tous leursprincipes en commun.

Mais puisque, par lhistoire, nous voyons que leschances de succès pour les armées retranchées diminuentrapidement à mesure que ces armées deviennent plusgrandes , comment a-t-on imaginé dans ces dernierstemps de créer ces places gigantesques dont on garnit au-jourdhui toute la France ; nest-ce pas même aller contrela définition des forteresses destinées, selonDurçon, à fairecombattre un petit nombre contre un grand nombre?Que devient donc ce prétendu avantage davoir besoin demoins darmées, si vous changez les garnisons elles-mêmes en armées? Cest aller absolument contre le prin-cipe de la fortification , cest altérer son rôle : qui ditforteresse dit peu de troupes. Lcxpcricnce des faits est-elle , dailleurs , en faveur de cette innovation et dun

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