suite. Ce raisonnement n’est pas différent de celui faitcontre notre tableau n° 1 ; ch bien ! nous y répondronsde même.
Il est admis en principe, même par la doctrine, qu’ilest dangereux pour une armée de s’établir dans des lignes,sauf quelques cas rares de sièges. Les malheurs des arméesde Louis XIV ont fait poser ce principe; Montécucullile rappelle, et les guerres de la révolution sont venues leconfirmer, sinon d’une manière absolue, du moins d’unemanière générale. Comment la seule induction n’a-t-ellepas conduit à redouter une position analogue dans d’im-menses places-fortes, et surtout derrière une ceinturefortifiée qui forme également des lignes réelles quoi-que sous un autre nom? Est-ce que ce n’est pas identi-quement la même chose : lignes ouvertes, lignes fermées,ce sont toujours des lignes ; il ne peut y avoir solutionde continuité dans ces deux situations.
Vainement on s’efforce de faire deux théories séparéesentre les fortifications permanentes et celles de campagne,elles se touchent par tous les points : mêmes bases, mê-mes détails, mêmes principes, tout est commun. Voyezcette loi de continuité, elle s’annonce de tous côtés ; c’esttoujours 4 contre 1 partout, places manœuvres, pla-ces combinées, places isolées, toujours 4 contre 1 ;jamais rapport, même d’égalité, et alors même, qu’au-rait-on gagné ? car si les deux nombres étaient égaux,alors il n’y aurait pas plus de raisons pour un systèmeque pour l’autre, sauf celle de la dépense.
Vous demandez si les places sont coupables ; mais jevous demande, à mon tour, quel élément de plus et nou-veau avez-vous donc introduit dans le combat qui ait pule faire tourner à mal? Rien autre chose que des rem-parts. Qui vous empêche alors de prononcer, dès cemoment , sur h cause de vos revers ? car, nous l’avons