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naires et qui alléguait contre elles la capitulation de Mag-debourg en 1806, y mit cette annotation : « Magdebourgse rendit parce qu'elle voulut bien se rendre.» Maispour-quoi, comment le voulut-elle, ainsi que tant d’autres quiont également capitulé sans motifs apparents? Pourquoi,après les batailles perdues, les places non éloignées sehâtent-elles de déposer leurs clefs aux pieds des vain-queurs ? Il semblerait qu’un nœud ait été coupé par unAlexandre, ou que les anneaux d’une chaîne n’attendissentque ce moment pour s’échapper les uns après les autres,à l’imitation des grains d’un chapelet.
TABLEAU SM 5.
1° Après la bataille de Turcoin en 1794 , on voit tom-ber comme d’elles-mêmes, Ypre, Tournay, Audenarde,Gand, Ostende, Nieuport, Bruges, Bruxelles, etc...
2° Après Fleuras, c’est Mons, Namur, Liège, Anvers ,Condé, Valenciennes , Le Quesnoy, Landrecies , etc...
3° Par suite de la bataille de Lodi, Bologne, Ferrare,fort d’Urbin, Livourne, Pitzigthone, Brescia, Milan,Bergame, Vérone, Modène, etc., capitulent.
4° Par suite de la bataille de Montenotte, c’est Céva,Chérasco , Fossano, Alba, Tortone, Alexandrie, Mon-dovi, Exille, Fénestrelle, Suze, Saluces, Pignerol, Asti,Ivrée, Valence, etc.
5° Après Marengo, Mêlas rend vingt-quatre places, àpeu près les mêmes que celles livrées en 1704 par Mé-davy après la déroute de Turin, éprouvée par les ducsd’Orléans et de Lafeuillade : quelle analogie remar-quable !
6° Après la perte de Magnano, Milan, Pitzigthone,Brescia, Bergame, Peschiéra , Lecco, Rocca-d’Anfo,