n’appréciaicnt que celui qui découle d’un résultat défini-tif ; ils savaient mieux distinguer l’accessoire du prin-cipal (I).
Quoi qu il en soit, l’on ne comprend pas encore biencomment Magdebourg, ayant 22,000 hommes de troupeset pour six mois de vivres , capitula au bout de quatorzeou quinze jours, sa garnison restant prisonnière deguerre ; y a-t-il donc une liaison secrète entre la victoireet les capitulations? Pourquoi Magdebourg et tant d’au-tres voulurent-elles se rendre ? nous ne chercherons àrépondre à cette question qu’après en avoir posé uneautre qui est aussi de la plus haute importance.
La première affaire de la guerre de la révolution futcelle de Quievrain sous Lille, la dernière fut celle deWaterloo , près de Philippeville ; ainsi cette longue tra-gédie commença et Unit par une panique, ce qui est onne peut plus remarquable, et entre ces deux-là, que de
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naniaues !...
Nous avons fait l’histoire patiente de trois cents événe-ments de ce genre arrivés dans les vingt-quatre anscompris entre 1792 et 1815 , et l’on peut assurer que lesFrançais ne furent pas seuls sujets à ces mouvements dé-sordonnés ; aucune nation n’est en reste avec nous à cetégarcTT Espagnols, Anglais, Autrichiens, Prussiens ,Busses, tous ont été soumis à ces accès de folie, et malgréle prétendu flegme des Allemands, on les a vus souventéprouver de ces impressions extravagantes, impétueuses,qui précipitent une armée dans un désordre subit etinexprimable. Tout fuit et se renverse comme sous lescoups de l’épée flamboyante et miraculeuse de l’ange ex-terminateur. ^
Toutefois, ces paniques conservent le caractère national
(i) Volume vu. pages D6, ni. HT.