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terreurs paniques ; celles du Boulou, de Thuir, d e Belle-garde , de Fi guière s, de Truillas, d’Oyarzun, de Fon-tarabie, de Saint-Martial , et toujours , toujours pourchercher un refuge dans Collioure, Bellegarde, Figuièresou Gironc , ou Pampelune, ou Saint-Sébastien, au Pas-sage ou dans Fontarabie, places à deux pas du théâtre desévénements.
19°Comment appeler les panique s russe s d’Ersfeld sousSouwarof, celles de Zurich, deBussengen, d’Austerlitznon loin d’Olmutz, celle de Friedland aux portes de Kœ-nisberg?
20° Où y a-t-il une panique mieux conditionnée quecelle d léna au milie u de toutes les places-fortes prus-siennes?
21° Ne sont-ce point des paniques que ces fuites dé-sordonnées de Mar en go, d’Abensberg, d’Eckm ulh , dePiatisbonne, vraies paniques de cuirassiers, aussi bienque celles d’Elchingen, de Nordlingue et d’Ulm?
22° Dans l a Vendée nous avo ns compté jusqu’à qua-rante-deux paniques pendant les années 93 et 94 ; lesarmées républicaines ont bâti des tètes de pont sur larive gauche de la Loire pour couvrir Nantes et Saumur ;elles ont réparé les murs de Thouars, 3Iachecoul, Chol-let, Beaupréau , Partenay, Chatillon, Montaigu , Bres-suire. Les deux Sèvres sont couvertes de barricades ;une foule de places de campagne, de camps retranchéssont construits, et toujours les paniques arrivent dansleur voisinage ; c’est vers ces refuges qu’on se précipiteavec une folie aveugle ; on se maintient ensemble quandon est au centre du pays insurgé, et si l’on approche deslisières fortifiées, l’on fuit à vaux-de-route : Kléber,Beaupuv, Haxo e ux-mêmes se trouvent entraînés parles fuyards ; plus on approche du Pont-Rousseau , desponts de Cé , de Saumur, et plus la course est rapide ;