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de repère qui raccourcisse la ligne d’opérations (1). »Et remarquons-le, voilà le rôle des fortifications entière-ment défini sur les lignes de communication ; c’est la nou-velle frontière que l’on avance, ainsi que le prescrit Mon-tccucully, au fur et à mesure que l’armée marche, maisà la condition de rester toujours couverte par cette armée.
Mais nous dira-t-on : « Vous convenez qu’il faut desforteresses pour couvrir les ports et les ponts, pour fer-mer les cols et les défilés ; qu’il en faut aussi pour dé-fendre les magasins et les communications. Ne vousapercevez-vous donc pas que cela fait déjà bien desplaces-fortes, et croyez-vous que pour satisfaire à tant de né-cessités dans un État de la grandeur de la France, celaproduise moins de 183 forteresses, et dès lors à quoipeuvent servir vos cinq longs chapitres, puisque votreconclusion vient détruire cet échafaudage? » Nous neprétendons point lutter de subtilité avec personne ; maistout en vous demandant avec Napoléon : « Combien faut-il de places-for tes? » Nous ajouterons : « Que ce n’estpas tant de leur nombre que nous avons voulu parlerque de leur combinaison et de leurs emplacements. Nousaimons à penser que la France a su mettre en bonnesmains cette partie de sa puissance, et que l’on a su évi-ter tout motif réel de critique. Ce n’est donc que contreles principes de Darçon, auteur mort, il y a cinquanteans, que nous avons cru devoir en appeler à ceux deVauban, qui, jusqu’à présent, ont su conserver le pre-mier rang, parce que la vérité finit toujours par triom-pher; mais pour cela, de temps en temps, il faut leurfaciliter la voie et leur être un peu en aide, en les expo-sant de nouveau et les ravivant en quelque sorte au profitde la patrie. » Tel a été notre but. Nous espérons donc
(ij Volume L eV , page 354.