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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. g5

bellion. Le général Dupont desirait pourtant queJaen expiât son patriotisme ; mais il desirait en-core plus quelle fût laissée intacte, afin de serviren cas de besoin d’asile à son armée. Les troupesvictorieuses y commirent les plus horribles excès ;elles détruisirent tout, jusqu’aux provisions debouche dont elles avaient un si pressant besoin.

Ce mouvement permit à Dupont de recevoirdes renforts que lui amenaient les générauxVédel et Gobert, et de rouvrir en partie sescommunications avec la capitale ; mais il étaitbien loin de suffire pour le tirer de la situationcritique où il se trouvait. Les bruits qui l’avaientalarmé à Cordoue prirent plus de consistance àAndujar; il eut bientôt la conviction que descorps nombreux allaient l’environner, et quamoins de se rendre maître des défilés de laSierra-Morena il se trouverait entièrement sé-paré des armées françaises de la péninsule. Il eûtété dangereux de penser à faire occuper ces dé-filés par ses troupes, dont le nombre était toutau plus suffisant pour le maintenir dans saposition. Le général Dupont expédia courrierssur courriers à Madrid pour supplier le gouver-nement de ne pas l’abandonner 1 , exprimant de

* Dupont conserva jusqu’au dernier moment l’espoir de ramenerCastanos, et ne tint aucun compte des instructions qui le rappe-laient sur Madrid.