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HISTOIRE DE LA GUERRE
nier, lui, son état-major, et son escorte, et ellesconfièrent la garde de la ville aux autorités mu-nicipales ; après quoi elles se mirent en marchepour rejoindre leurs concitoyens de la Galice.La parti décisif que prit Junot put seul empê-cher celles de Lisbonne d’en faire autant. Aus-sitôt qu’il eut connaissance de ce qui se passaità Oporto, il fit arrêter la division entière de Ca-raffia; on la transporta à bord de quelques pontonsà l’ancre dans le Tage, où elle fut traitée en pri-sonnière de guerre. Mais l’impulsion était donnée,la mèche était déjà attachée à la traînée de pou-dre , et rien ne pouvait plus arrêter l’explosion.
Les premiers actes des autorités d’Oporto fu-rent de jeter Quesnel en prison, d’enlever lestrois couleurs, et de les remplacer par le dra-peau national. Cependant peu à peu leur con-duite hardie les effraya ; et se voyant abandon-nées par les Espagnols, elles songèrent auxmoyens d’éviter la vengeance du général Junot.Don Luez d’Oliveira, entre les mains duquel onavait remis l’autorité temporaire, trahit ses dé-voirs au point d’écrire à ce dernier d’une ma-nière indigne d’un véritable Portugais , de réta-blir le drapeau tricolore dans les endroits d’où ilavait été arraché, et d’essayer par des soumis-'sions et des politesses défaire oublier aux Françaisles violences qu’on avait exercées contre eux peu