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abondamment pourvue d’approvisionnementsde toute espèce, et dont les habitants étaient d’unebravoure à toute épreuve. On espérait pouvoir yenvoyer une armée détachée, en supposant qu’onne pût pas en faire le théâtre des opérations prin-cipales. Enfin la situation actuelle et future duPortugal servait encore d’aliment à ces discus-sions amicales. On savait que la junte d’Oportoavait manifesté le désir d’établir dans cette villele siège du pouvoir exécutif, et que levêque quila présidait avait été encouragé, même par desagents anglais, à se déclarer le chef du gouverne-ment; mais sir Hew Dalrymple s’y opposa de lamanière la plus formelle. Il déclara que sa volontéétait de rétablir la régence telle quelle avait étéinstituée par le prince avant son départ pour leBrésil, et manifesta son mécontentement de laconduite des personnes (pii s’étaient permis, deleur propre autorité, de faire naître des espé-rances contraires. Il arriva aussi à la même époquedes dépêches de Castanos, faisant connaître ledessein qu’il avait de marcher immédiatementsur Madrid, et le besoin d’être instruit de l’ex-pulsion des Français du Portugal, ainsi que del’approche de l’armée anglaise, pour agir de con-cert. Mais nous ne nous étendrons pas davantagesur ces sujets, qui, quoique fort intéressants alors,ne le sont plus beaucoup aujourd’hui.