DE LA PÉNINSULE. j 7 3
« consacrer une flotte à surveiller un port qui« nous appartient, tandis qu’en attendant seu-« lement quarante-huit heures l’ennemi était en« notre pouvoir.
« 5° C’est rendre à la France l’usage immédiat« d’une armée dont elle n’aurait pu se servir sans« envoyer un secours pour la dégager ; c’est en« outre garantir à cette armée, sous le nom de« propriété particulière, tout ce qu’elle a pu pii—
« 1er en Portugal.
« 6 ° C’est donner à la France le mérite de pro-ie téger ceux des Portugais qui ont trahi leur sou-« verain, tandis qu’il en résulte pour nous la dé-« faveur de laisser nos alliés exposés aux at taques« d’une flotte dont la France a eu le crédit et les« moyens d’assurer la conservation. L’Espagne et« l’Europe pourront-elles penser que cette con-« vention est la conséquence d’un triomphe de« nos armes? y verra-t-on la preuve d’un revérs« essuyé par la France?
« 7 0 Enfin on pourrait voir dans tout ceci un« complot adroit dont le résultat serait d’avoir« amené l’Angleterre à faire un puissant effort« dans le seul but d’assurer à une puissance vain-“ eue le rôle de protectrice d’une autre puissance« ennemie des Anglais devenus l’instrument dont« on se servirait pour transporter une armée" d’une position où sa perte était infaillible dans