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qui étaient disséminés dans les provinces du nordet de l’est fuient rappelés. On ne laissa dans les for-| teresses que de faibles garnisons, et on établit çà| et là quelques postes pour observer les Espagnols[ et donner avis de leurs mouvements. Le gros| de l’armée, qui s’élevait à quarante ou cinquante| mille hommes, se concentra dans la Navarre et
( la Biscaye. Là elle prit ses positions, appuyantsa droite sur Saint-Sébastien, son centre sur Vit-toria, et déployant sa gauche jusqu a Pampelune;elle paraissait attendre de nombreux renforts quise préparaient en France, pour venir à son se-cours.
- Tandis que les Anglais s’assuraient que les po-sitions del’armée française étaient telles que nousvenons de l’indiquer, ils apprenaient que Blakeet la Romana étaient dans les Asturies et dans laGalice, à la tête de soixante mille Espagnols. Onles informa, en outre, que deux grandes arméess’organisaient, l’une sur la ligne des Français,l’autre, commandée par Castanos, sur leur gau-che ; que le meilleur esprit régnait parmi les Es-pagnols , et que tous se disposaient à devenir sol-dats. Tout concourait donc à ne leur donneraucune crainte, et à les engager à entrer en Es-pagne aussitôt que possible. On assurait mêmeque si les Anglais ne se hâtaient, il ne leur reste-rait plus rien à faire, puisqu’il était plus que pro-