Band 
Tome premier.
Seite
235
JPEG-Download
 

235

DE LA PÉNINSULE,qu’on pouvait même à peine compter sur elle,attendu quelle n’était pas encore complètementorganisée.D’un autre côté, les généraux françaisétaient aussi prudents que braves; si quelquesuns d’eux avaient eu connaissance de notre ap-proche, ils se seraient retirés dans le dessein denous attirer j usqu a ce que nous nous trouvassionsau milieu d’autant de corps que l’empereur auraitjugé convenable d’en employer à notre destruc-tion. Cependant on pouvait faire encore beau-coup en agissant avec promptitude et hardiesse:et bien que nous n’entendissions parler que desmasses immenses que les Français mettaient enmouvement dans toutes les directions, que lanation commençât à manifester des symptômesd’abattement et (l’un patriotisme affaibli, et quesur-tout notre général ne fût pas homme à entre-prendre quelque chose à moins d’avoir acquis lacertitude morale du succès; malgré toutes cesconsidérations, je le répète, il n’y avait pas unseul individu dans l’armée qui fût découragé, ettous au contraire sentaient leur ardeur s’ac-croître à mesure que l’on approchait de l’en-nemi.

C’est guidées par ce sentiment que les troupesanglaises faisaient chaque étape qui nous rappro-chait du maréchal Soult, non seulement sansmurmure, mais encore avec enthousiasme. Le 16