HISTOIRE DE LA GUERRE
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Lisbonne et vu planter les aigles françaises danscette capitale, devaient rétrograder sur l’Anda-lousie et terminer la conquête de cette province.C’est ainsi du moins qu’on expliqua les desseinsde l’ennemi, sans toutefois qu’il soit possible derépondre de leur exactitude.
Quoi qu’il en soit, Soult se mit en marche, etle maréchal Ney le remplaça en Galice avec lesixième corps. Il arriva sur les bords du Minhosans rencontrer d’autres obstacles que ceux qu’unpays dévasté devait nécessairement lui présenter;et il se disposa à traverser le fleuve dans des ba-teaux pêcheurs qui avaient été rassemblés àceteffet : mais la rivière étant large et rapide, sesmariniers inhabiles, et la rive opposée garnie depaysans sous les ordres du général Freire, quiavaient avec eux deux pièces d’artillerie de six,la petite flottille du maréchal Soult fut submergéeou balayée. Il abandonna ce projet de passage,comme étant impraticable ; et, tournant sur sagauche, il se rendit à marches forcées sur Orense,où se trouve un pont. Il y traversa le fleuve sansdifficultés, et ce fut dans cette ville qu’il appritque la Romana avec un corps d’espagnols, et Sil-veira avec ses Portugais, avaient pris positionprès de Monterrey, dans le dessein de s’opposerà ce qu’il s’avançât sur Chaves. Il se hâta de leurlivrer bataille, les battit complètement, et fit