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qu’inutile : enfin son langage ressemblait à celuid’un monarque ramené à la tète de partisansnombreux sur le trône de ses ancêtres.
En même temps Victor et Lapisse exécutaientchacun de leur côté une série d’opérations quine se rapportaient pas exactement au plan géné-ral de la campagne que j’ai mis précédemmentsous les yeux du lecteur. Lapisse, en effet, seporta sur Ciudad-Rodrigo avec six mille hommes,et essaya de s’en rendre maître par un coup demain; mais il fut repoussé, et, étant dépourvude pièces de siège, il ne renouvela pas sa tenta-tive. Il fit au contraire un mouvement sur lagauche pour se mettre à la recherche de Victor,ne laissant rian derrière lui pour entretenir lescommunications avec Soult qui en conséquencedevint complètement isolé à Oporto. Quant àVictor, il eut assez à faire de poursuivre de placeen place l’armée de Cuesta . qui le conduisit d’a-hord de Talavcra à Truxillo et ensuite à Meridaet à Medelin, par une infinité de routes de tra-verse. Arrivé dans cette dernière ville, le généralespagnol craignant pour Badajoz se détermina àoffrir la bataille. Le combat eut lieu sur la rivegauche de laGuadiana, dans une plaine ouvertequi environne la ville : l’armée patriote fut en-tièrement détruite. L’infanterie espagnole se con-duisit assez bien dans cette affaire; elle avait