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composés pour la moitié de cavaliers, se mon-taient à deux mille sept cents hommes. Une par-tie de l’armée portugaise devait les joindre dansleurs postes respectifs, et il était convenu quechaque brigade de cette armée serait placéeentre deux bataillons anglais. Par cette mesurenous nous assurions de la fidélité et en quelquesorte de la bravoure de nos alliés ; car s’ils eus-sent manifesté le moindre symptôme de déserterleurs drapeaux ou de se réunir à l’ennemi, ilsauraient été écrasés en un instant par les corpsqui les surveillaient. L'armée anglaise ainsi dis-posée présentait un effectif de vingt mille hom-mes , dont six mille sous les ordres de Beresforddevaient agir séparément. On supposait qu’ils sedirigeraient contre Soult à Oporto.
Douze mille Portugais avec les deux brigadesdu général Mackensie devaient se porter surSantarem et Abrantès. L'occupation de ces deuxpositions, ainsi qu’on va le voir, était de la plushaute importance. On sait déjà, d’après le planprimitif que les Français avaient adopté pour laseconde invasion du Portugal, que Victor ne de-vait pas quitter l’Andalousie jusqu a ce qu’il fûtcertain des succès de Soult, et qu’il eût été l’ejointpar la division du général Lapisse. Nous avionseu connaissance de ces dispositions par des let-tres interceptées du roi Joseph au maréchal Jour-