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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 3o 9

bonne de toute tentative sérieuse de ce côté.

Toutefois il était fort improbable que Victors’embarquât dans une entreprise aussi hasar-deuse que celle de marcher sur Lisbonne. Il sa-vai t que Cuesta était de nouveau en force ; c’est| pourquoi il ne pouvait le perdre de vue sans

I laisser une forte colonne pour observer ses mou-vements, et cette mesure l’exposait infaillible-ment à être attaqué et battu en détail. Il était} plus probable que se trouvant renforcé par La-pisse il abandonnerait Soult à sa destinée et s’a-l vancerait dans l’Andalousie. Ce fut cette opinionI qui engagea sir Arthur Wellesley à appuyer for-* tement sur la nécessité où se trouvait Cuesta dese retirer dans les montagnes et de se borner à setenir sur la défensive, tandis que les garnisonsd’Elvas et de Badajoz marcheraient sur les der-| rières de l’ennemi et harcèleraient ses convois. Cecinous offrait l’occasion d’accomplir nos projets' dans le nord ; après quoi, par une marche rapidesur la frontière orientale, nous viendrions ausecours de Cuesta, et par une attaque combinéenous accablerions l’armée de Victor.

Toutes ces dispositions étant faites autant bienque l’état des choses le permettait, le quartier-général quitta Lisbonne, et, après avoir fait haltele i er mai à Pombal, il arriva le lendemain àCoïmbre. Le général Wellesley y fut reçu avec le