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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA GUERRE

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même avec les bateaux et les pontons nécessaires,est une opération qui demande beaucoup decourage et de soins: mais dans la circonstanceactuelle le passage s’effectua en dépit des'diffi-cultés; et tout autre général, à l’exception decelui qui le tenta, aurait infailliblement échoué.Soult s’attendait si peu à une entreprise de cettenature, qu’il avait porté toute son attention ducôté de la mer ; et quand on lui rapporta que lesAnglais avaient traversé le fleuve à Villa-Nova, ilne voulut pas le croire. Mais sir Arthur Wellesleysavait que la hardiesse de son plan en assurait lesuccès ; il sentait de plus que le sort du maréchalBeresford dépendait de la promptitude de sesmouvements, et il se détermina à abandonnerquelque chose au hasard, plutôt que de perdrel’occasion de frapper un grand coup. S’il avaitadopté la résolution que Soult lui prêtait, depasser le Douro à son embouchure avec les em-barcations dé la flotte, l’armée française auraitpu se retirer en bon ordre ; car il aurait fallu em-ployer deux jours pour cette opération, et celaps de temps aurait suffi pour assurer la re-traite de Soult : c’est pourquoi il choisit le moyenle plus hardi, celui de faire traverser ses troupespar détachements ; et comme il connaissait lebon esprit dont elles étaient animées, il n’eut au-cune crainte sur les résultats. Sa bravoure et ses