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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 34 9

Ghaves ; de manière que tout ee qui pouvait arrê-ter la fuite de l’ennemi avait déjà été effectué.Mais, ainsi que notre général l’observait, une ar-mée qui se dépouille de son matériel et de tout cequi peut la fortifier et la mettre en état d’agir encorps, et qui prive de sa protection ceux qui y ontdes droits, afin q u’ils n’ajoutent pas à ses embarras,et qu’ils ne l’arrêtent pas dans ses mouvements ;une telle armée, disons-nous, peut pénétrer dansdes routes où il serait dangereux qu’une autrearmée qui n’aurait pas fait les mêmes sacrificescherchât à la poursuivre; et nous avions sous lesyeux la preuve convaincante que l’armée de Soultse trouvait dans cette hypothèse. Toute la routeétait jonchée de cadavres et décarcassés de muleset de chevaux, et même de pauvres soldats mu-tilés qui étaient restés en arrière. Nous rencon-trions à chaque pas des débris de chariots, detombereaux et de canons, et d’autres objets quiconstituent le matériel d’une armée. Mais ce n’é-tait pas là seulement ce qui, marquaitla route quel’ennemi avait prise. Par-tout où il passait, lesvillages, hameaux ou chaumières étaient incen-diés , le ciel était obscurci pendant le jour pardes colonnes de fumée, et la nuit était éclairéepar la flamme de l’incendie. Les Français exer-çaient aussi sur les habitants les plus violentescruautés ; mais ces outrages ne furent pas impu-