Band 
Tome premier.
Seite
367
JPEG-Download
 

DE LA PÉNINSULE. 367

progrès, et à mesure que l’été s’avançait la cha-leur augmentait leur intensité; et les maladesdevenaient chaque jour plus nombreux. Mais cen’était pas cela seulement qui nous empêchaitd’agir, nous étions dépourvus des choses les plusnécessaires pour faire une campagne. Nos sol-dats n’avaient pas de souliers, les convois n’arri-vaient pas, et la caisse militaire était entièrementvide. Il n’y avait pas de régiment auquel il ne fûtdû plusieurs mois de paye , et l’on ne pouvait seprocurer de l’argent dans aucun endroit du pays :malgré cela on n’entendait aucun murmure. Tou-tefois nous étions en général bien pourvus deprovisions de bouche ; les soldats recevaient ré-gulièrement leurs rations complètes,et,satisfaitsde l’honneur de servir leur pays, ils étaient enmême temps certains en définitive d’être payés dece qu’on leur devrait. L’armée était toujoursanimée du meilleur esprit, et ce n’est pas tropdire d’ajouter qu’avec un pareil chef elle auraitsouffert toutes les privations et exécuté toutes lesopérations qu’il aurait commandées.