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DE LA PÊSINSÜLE.s étant retiré pour faire laûeste, nous montâmesà cheval pour visiter le ■ camp. Nous fûmes à por-tée de mieux juger des tiroipes espagnoles qu'auxflambeaux : nous ne vîmes rien en elles qui pûtnous donner une haute' icée de leur capacité, etnous retournâmes au qiua’tier-gcnéral plus quejamais persuadés que si Ha délivrance delà pénin-sule devait s’effectuer, elle devait l’être par nouset non par les Espagnols;. *
Le lendemain nous prîmes congé de bonneheure de Cuesta, pour retcurner à Placencia. Levieil Espagnol fit éclater sa joie lorsque nous luifîmes nos adieux, et confo.mément à l’usage deson pays il nous embrassa et nous répéta à plu-sieurs reprises combien il était satisfait de la con-férence qu’il avait eu l’hor.neur d’avoir avec sirArthur Wellesley. Je ne prendrai pas sur moide dire si ce sentiment de satisfaction fut par-tagé; mais nous eûmes de suite la preuve quenotre visite n’avait point etc vaine, car dès notrearrivée au quartier-général on donna l’ordre auxtroupes de se tenir prêtes à marcher.
Nous ne devions rien moins que nous avancersur l’armée de Victor, dans ses positions de Tala-vera. Pour rendre ce mouvement aussi décisifque possible, on résolut, tandis que Cuestapousserait sur le front de l’ennemi, d’attaquervivement ses côtés, savoir, le droit par notre