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INTRODUCTION.
la que Stuart et tant d’autres artistes ont puisé ce principe d’exactitude auquelnous devons la perfection que les recherches sur l’architecture ont progressi-vement atteinte depuis.
Le succès et la célébrité qu’obtint l’ouvrage de Desgodets à son apparitionpeuvent être regardés aussi comme ayant le plus contribué à la multiplicité desbelles publications qui ont eu lieu en France sur les antiquités de tous les pays,
publications qui, en mettant en lumière les chefs-d’œuvre de l’art, ont fait brillerd’un nouvel éclat la gloire de notre patrie.
Sans énumérer ici celles de ces entreprises auxquelles les gouvernements quise succédèrent depuis cette époque, ont prêté leur secours, et dont la Des-cription de l'Egypte' est le monument le plus glorieux, les ouvrages remar-quables sur la Nubie , l’Egypte , la Marmarique, la Cyrénaïque , l’Indoustan, laSyrie , la Grèce , la Sicile , l’Italie , l’Espagne et la France , dus aux efforts isolésde nos artistes et aux encouragements de quelques nobles protecteurs des arts ,forment un ensemble* de travaux incomparablement plus important que ce quia été exécuté chez aucune autre nation.
Après ces résultats viennent ceux que l’on doit à la coopération des hommesdistingués dont la société des Dilettanti se compose, et ceux que publièrentd’autres artistes et savants anglais . La possession de l’empire des mers a permisà l’Angleterre d’exploiter les pays orientaux, et particulièrement l’Asie-Mineureet la Grèce . Ces importants travaux sont dignes de toute admiration, etles noms de leurs auteurs occuperont toujours une place éminente à côté desDesgodets, des Choiseul-Gouffier , des Ilouel, des Saint-Non, des Clerisseaux ,des Delagardette , des Langlès, des Cassas , des Mazois et des Pacho, pour qui lapostérité a déjà commencé.
Eu rendant ce sincère hommage à nos compétiteurs, nous avons mis tousnos soins pour que la reproduction d’un de leurs ouvrages les plus remarquablessur les monuments de la Grèce , en donnât l’idée la plus exacte. Quelques erreurs,que nous avons dû signaler, ont été rectifiées par nous, et nos rectificationsont été accompagnées des éclaircissements nécessaires.
Quant aux différences d’opinion entre l’auteur et nous, que nous avons expri-mées en différents endroits, nous aurions peut-être hésité aies établir sur lesseules inductions puisées dans les dessins, si nous avions pu croire que l’auteureût vu sur les lieux les monuments qu’il décrivait ; mais, comme le contraireressort de son texte même, non seulement nous nous sommes cru autorisé à