PRÉFACE
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la probité à la politique. Voyez comrne il serévolte contre ce grand maître chaque foisque celui-ci insiste sur la nécessité dêtreaimé plutôt que haï, dagir en bon princeplutôt qu’en tyran ! Tout ce qui lui présen-tait sa condamnation, prononcée d avancepar Machiavel, le portoit à l’outrager ; etl’on ne peut s’empêcher de sourire quand onle voit regimber avec colère contre certainsconseils de cet homme d’Etat dont la sagesseet la justice contrarioient ses farouches pen-chans.
On remarquera sans doute de l’incohé-rence entre ces pensées fougueuses échap-pées de son âme turbulente ; et ils ne s’enétonneront point ceux qui savent que lapolitique en action ne peut s’empêcher devarier ses systèmes, ses plans, ses manièresd’agir, suivant les circonstances, qui sontd’elles-mêmes très-variables. Mais on retrou-vera le même caractère dans ces pensées,quelque disparates qu’elles puissent être.Elles se font toutes reconnoître pour lestilles du même père , et trahissent toutesa l’envi leur origine, avec cette différencequ’écrites à diverses époques de sa vie pu-