lx
DISCOURS
Machiavel, et où. l’on peut davantage sentir le prix de ses con-seils.
Nous pourrions faire d’autres rapprochemens semblables entreses autres défenseurs et les temps où ils vivoient ; mais, aban-donnant ces comparaisons à l'intelligence de nos lecteurs , nousnous contenterons d’observer que ses autres apologistes furenttous des hommes reconnus pour avoir acquis une profonde con-noissance de la science politique, et pour être de bons citoyens.Tels furent, i°. en 1 683 , Amelot de la Houssaie , qui avoit résidélong-temps à Venise comme secrétaire de l'habile ambassadeur deFrance, le président de Saint-André ( t ) ; 2 °. en i y 3 1 , le savantFrédéric Christius, professeur de droit à Leipsick, dans un ou-vrage fait ex professa , où il défendit victorieusement Machiavel (a);3°. en t-^q , l’abbé Galliani, de Naples, que ses relations avecles philosophes réformateurs de France avoient mis dans la confi-dence de leurs desseins (3) ; 4°- enfin, presqu’à la veille de notrerévolution, déjà pressentie, le judicieux auteur de l'éloge de Ma-chiavel , qui se trouve en tête de l’édition de ses Œuvres, publiéeà Florence en 1782 (j).
(1) Voyez la préface de sa traduction du Livre du Prince .
fa) Publié à Leipzick , d^^ la même année.
( 3 ) Discours compose pour être mis à la tète d’une nouvelle édition ita-lienne de Machiavel, et publiée à Naples en 1779.
( 4 ) Si nous n’avions pas cru devoir nous borner aux apologies qui formentautant d’ouvrages particuliers , nous aurions pu nous prévaloir encore dessuffrages honorables qu'ont donnés à Machiavel beaucoup d’autres littérateurséminensen savoir, tels que Matthieu Toscan , Jus e-Lipse , Ba\Ie lui-mèmCrFrançois Bacon , Contelman , et monseigneur Bottari, 1 un des plus savansprélats de la cour de Benoit XIV.