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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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APPENDICE

ceux dont ils égarent lopinion. Mais quiconque, jaloux de juger parlui-même , ouvrira louvrage de Varillas , dont nous indiquons la pagei 65 , si cest lédition faite à La Haye par Arnould Liers en 1687que lon a, et que Bayle ne pouvoit manquer de connoitre, il se con-vaincra de cet excès de mauvaise foi. La relation de Varillas se trouvedaccord avec un monument historique particulier, dont il navoit puavoir connoissance. Depuis lors, on a découvert dans les archives dela famille Nelli, de Florence, lautographe de la lettre que Pierre, filsde Machiavel, après avoir assisté à ses derniers instans, écrivit à soncousin François Nelli qui étoit alors à Pise , pour lui raconter lescirconstances de la fin de son père. Dans cette lettre ou règne toute lafamiliarité et toute la franchise usitées entre amis et proches parens, illui disoit, parmi plusieurs autres particularités domestiques, nullementdiscordantes avec celle-ci , et comme un fait tout naturel auquel il de-voit sattendre : « Notre père a été confessé par le Père Matthieu ,qui lui a tenu compagnie jusquà son dernier soupir. » Cette lettre a eteinsérée par le chanoine Bandini, bibliothécaire en chef de la célèbrebibliothèque Laurenziana , de Florence , dans la préface de sa Collec-tif) aliquot oeterum monumentorum , etc. , imprimée à Arezzo, en 1 ybî.

Comme Bayle, qui na omis aucune des absurdités calomnieuses desjésuites sur Machiavel, vouloit rapporter , sans rougir, la fable duP. Binet, relativement à la prétendue vision de ce grand homme dEtat;il se prévalut de lamention queFrançois Hottmanenavoitfaitedans sonépître 99 e . Mais ici Bayle ne fut pas de meilleure foi que dans sa pré-tendue citation de Varillas; car Hottman ne parle qu'avec indignationde cette anecdote , montrant quil craignait de la voir répétée dans uneédition qui se faisoit alors des Œuvres de Machiavel, à Pentes, prèsde Basle.

Si lon excepte les compilateurs biographes auxquels Bayle a servi demodèle, de guide, et souvent doracle, ce nest point en France que,tout Français quils étoient, les écrivains soi-disant politiques ou phi-losophes , restoient pour attaquer Machiavel. Ils alloient auparavantse mettre en quelque sorte sous la sauve-garde de létranger, et delétranger quils jugeoient le plus imbu de maximes contraires à linte-