lxxxij APPENDICE HISTORIQUE.
affreuse révolution , où les calomniateurs de Machiavel se sont fait re*connoltre eux-mêmes, dans leurs actions, pour les inventeurs de l’atrocecombinaison qu’ils lui avoient si adroitement imputée. Nous avonsmontré combien il leur importoit Jde détourner tous les regards d’un,livre où se trouvoient indiqués les préservatifs contre les maux quenous préparoient leurs systèmes d’indépendance et de révolte.
L’erreur subsiste encore parce qu’il auroit fallu, pour faire ces rap-prochemens, pouvoir lire le texte même de Machiavel où seulement onpeut le bien juger, et dont la parfaite intelligence n’est à la portéeque d’un très-petit nombre de Français. Aucun auteur de nos joursn’a entrepris de dissiper cette illusion anti-monarchique ; et peut-êtremême en est-il plusieurs qui ont tâché de la rendre plus forte encore. Ici,,l’avertissement Attendife a falsis propheiis qui veniunt ad vas in vesti-meniis oviurn , fournit une règle sûre pour apprécier leur sincérité etleurs intentions. Laissant de coté ceux des détracteurs qui ne sont que-des échos matériels et de ces serviles compilateurs dont tout hommejudicieux a naturellement de la défiance, je ne crains pas de dire : Si,parmi les écrivains aux lumières de qui leur réputation porte votre-confiance, vous en entendez quelques uns décrier encore Machiavel,voyez leursœuvres en ces temps déplorables que nous venons de passer;A fructibus eorum cognoscetis eos. Vous reconnoîfrez infailliblementqu’ils furent de chauds partisans et de zélés apôtres de cette calarni^teuse révolution par laquelle fut renversé le trône dont aujourd’huinous bénissons la restauration- et demandons l’affermissement..
Eli? B£ L’APPENDICE.