BUONÀPÀRTE.
3o MACHIAVEL. '
Louis avait donc fait cinqfautes, en cequ’ilavait anéan-ti les petites puissances d’Ita-lie (i); qn’il yavait augmenté (i) Ce n’en était pas une,le pouvoir d’un prince déjà s’il n’eût pas fait les autres. G.puissant; qu’il y avait intro-duit un étranger qui l’étaitbeaucoup ; qu’il n’y habitait’ pas ; et qu’il n’y avait pointétabli de colonies.
Cependant ces fautes nepouvaient point lui nuire deson vivant, s'il n’en avait pascommis une sixième, qui futde venir dépouiller les Vé-nitiens (a). 11 était bien rai- ( 2 ) Son tort fut de n’avoirsonnable et même nécessaire P as bien. pris son temps pourde les abaisser , lcrs même ce ^ a ‘ ^qu’il u’eût pas agrandi l’Etatde l’église, et qu’il n’eût pasintroduit l’Espagne en Italie;mais il ne devait pas consen-tir à leur ruine , parce qu’é-tant puissants eux-mêmes ,ils auraient toujours tenu lesautres éloignés de toute en-treprise en Lombardie, soitparce que les Vénitiens n’yauraient pas consenti sans endevenir maîtres eux-mêmes,soit parce que les autres n’au-raient pas voulu l’enlever à