BUONAPARTE. 55
MACHIAVEL.
Les princes de ce genre,éprouvent toutefois de gran-des difficultés dans leur con-duite : tous les périls naissentsousleurspas; etilleurfautducourage pour les vaincre (i).Mais quand ils en ont triom-phé et qu’ils commencentd'être respectés, comme alorsils ont subjugué les hommesqui portaient envie à leurqualité de prince, ils restentpuissants, affermis, honoréset heureux ( 2 ).
À ces exemples si relevés,je veux en ajouter un d’unordre inférieur qui cependantne sera pas en disproportionavec eux; et il me suffira dechoisir parmi tous les autres,celui de Hvéron le Syracu-sain (3). De particulier qu’ilétait, il devint princedeSyra-cuse , sans tenir autre chosede la tortune qu’une occasionpropice. Les Syracusains setrouvant opprimés , le nom-mèrent leur capitaine;etdanscette charge il mérita d’êtreensuite choisi pour leur prin-ce (4). Il avait été d’une telle
( 1 ) Cela ne m’embarrassepas. G.
( 2 ) Ce dernier point n’estpas encore bien clair pour moi ;je dois être content des trois,autres. K. I.
(3) Il n’est jamais sorti dema pensée , depuis les étudesde mon enfance. Il était de monvoisinage ; et je suis peut-êtrede la même famille. G.
(4) Avec un peu d’aide, sansdoute. M’y voila comme lui.
R. C.