BUONAPARTE.
64 MACHIAVEL.
Comme cette partie de lavie d ce Duc mérite d’êtreétudiée, et même imitée pard’autres, je ne veux pas né-gliger de l’exposer avec quel-ques détails ( 1 ).
Après qu’il eut pris la Ro-magne, la trouvant comman-dée par des maîtres impuis-sants qui avaient bien plutôtdépouillé leurs sujets qu’ilsne les avaient corrigés ( 2 ) , etqui avaient donné lieu à plusde désunions que d’unions(5),tellement que cette provinceétait pleine de brigandages dequerelles et de toutes autressortes de désordres ( 4 ); il ju-gea nécessaire pour y établirla paix , et pour la rendreobéissante à son prince, delui donner un vigoureux gou-vernement (5).
En conséquence il y mitpour président Messer Ra-mire d’Orco , homme sévèreet expéditif auquel il déléguaun pouvoir presque illimi-té ( 6 ). Celui-ci en peu detemps rendit tranquille cetteprovince, y réunitlescitoyenà
( 1 ) Elle est raille fois piesprofitable pour les peuples ,qu’elle n’est odieuse a quelquessots plirasiers. R. I.
( 2 ) Comme les faiseurs derépubliques françaises. R.C.
(3) Comme dans la Francerépublicaine. R. C.
(4) Tout comme en France,avant que j’y régnasse. R. C.
(S)N’cst-cepas ce que j’ai fait?il le fallait ferme et rude pourréprimer l’anarchie. R. I.
(6) F.... lu seras mon Orco.
R. C,