BCONAPARTE.
I l8 MACHIAVEL.
mée, que pour 11 e pas per-dre son royaume, elle lutobligée de se jeter dans lesbras du roi d’Arragon (i).
Si les Vénitiens et les Flo-rentins ont étendu leur domi-nation avec ces sortes d’ar-mes pendant les dernièresannées ; et si les capitainesde ces armes ne se sont pasfaits princes de Venise ( 2 ) ;si enfin ces peuples ont étébien défendus par elles , lesFlo lentins qui ont eu parti-culièrement ce bonheur, end fi veut rendre grâces au sortpar lequel seid ils ont été sin-gulièrement favorisés. Parmices capitaines valeureux ,qu’on pouvait craindre, quel-ques-uns , après tout, n’ontpas eu l’avautaged’avoir rem-porté fies victoires (3); d’au-tres ont rencontré des obsta-cles invincibles (4); enfin ilen est qui ont tourné leurambition d’un autre côté (5).I)u nombre des premiersfut Jean d’Acut dont on nepeut'pas juger la fidélité,puisqu’il ne fut pas vainqueur
( 1 ) En quelques bras quevous vous jetiez, s’ils comblentvotre vœu principal, ils vousferont au total plus de mal quede bien. E.
( 2 ) On n’appela guèresqu honnête homme , ce fameuxËarlhelemi Coléoui, qui euttant de moyens pour devenirroi de Venise, et qui ne voulutpoint 1 être. Quelle niaiserie ,eu mourant, de conseiller àces Vénitiens de ne jamais lais-ser h d’autres autant dé puis-sance militaire qu’on lui enavait laissé à lui-même? G.
(3) C’est par là qu’il fautabsolument commencer. G.
(4) Nous verrons ensuite s’ilen est d’invincibles. G.
(5) L’important est de voirle côté qui promet davantage.
G.