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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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putution , quoiquil fûtdans une condition vulgaire.

Qui niera que sil se fut em-paré de Pise , ses soldats ,lotit Florentins quils étaient,neussent jugé convenable derester avec lui? Sil eût passéà la solde de lennemi, on nepouvait plus remédier à rien;puisquon lavait conservépour capitaine, il était natu-rel que ses troupes lui obéis- (i)Ledirectoire murmurera*sent (i). décrétera tant quil voudra : je

St lon considère les pro- resterai ce que je suis; et ilgrcs quont fait les Vénitiens, faudra bien que mon arméeon verra quils agirent sûre- mobéisse. G.ment et glorieusement tantquils firent la guerre eux-mêmes (a) : ce qui eut lieutant quils ne tentèrent riensur la terre lerme, etque leurnoblesse combattait vaillam-ment avec le bas peuple armé (a) Grand avantage de»(2). Mais quand ils se mirent conscriptions. R. C.

(a) Leurs pères étaient bien plus prudents , car ils menaçaientde regarder comme mauvais citoyens, ceux dentre eux qmposséderaient des terres sur le continent. Il nous reste quelque»discours prononcés dans le sénat par lillustre doge Moncénigo ,dans lesquels il insistait pour que les Vénitiens sabstinssent abso-lument davoir des possessions de ce genre, soit sous leur nom ,soit sous des noms empruntés ( Egaazio : Esempj dcgli illustriJ'ensziani).