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putution , quoiqu’il fût nédans une condition vulgaire.
Qui niera que s’il se fut em-paré de Pise , ses soldats ,lotit Florentins qu’ils étaient,n’eussent jugé convenable derester avec lui? S’il eût passéà la solde de l’ennemi, on nepouvait plus remédier à rien;puisqu’on l’avait conservépour capitaine, il était natu-rel que ses troupes lui obéis- (i)Ledirectoire murmurera*sent (i). décrétera tant qu’il voudra : je
St l’on considère les pro- resterai ce que je suis; et ilgrcs qu’ont fait les Vénitiens, faudra bien que mon arméeon verra qu’ils agirent sûre- m’obéisse. G.ment et glorieusement tantqu’ils firent la guerre eux-mêmes (a) : ce qui eut lieutant qu’ils ne tentèrent riensur la terre lerme, etque leurnoblesse combattait vaillam-ment avec le bas peuple armé (a) Grand avantage de»(2). Mais quand ils se mirent conscriptions. R. C.
(a) Leurs pères étaient bien plus prudents , car ils menaçaientde regarder comme mauvais citoyens, ceux d’entre eux qmposséderaient des terres sur le continent. Il nous reste quelque»discours prononcés dans le sénat par l’illustre doge Moncénigo ,dans lesquels il insistait pour que les Vénitiens s’abstinssent abso-lument d’avoir des possessions de ce genre, soit sous leur nom ,soit sous des noms empruntés ( Egaazio : Esempj dcgli illustriJ'ensziani).