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utilité. Entre celui qui estguerrier et celui qui ne l’estpas, il n’y a nulle proportion.La raison nous dit quele sujetqui est armé n’obéit pas vo-lontiers à quiconque est dé-sarmé (t), et que le maître quiest désarmé ne peut être ensûreté parmi des serviteursarmés ( 2 ). Avec le dédainqui est dans le coeur de l’un,et le soupçon qui est dansl’esprit de l’autre, il n’estpas possible qu’ils fassent en-semble de bonnes opérations(3).
Outre les autres malheursque s’attire un Prince quin’entend rien à la guerre ,il y a celui de ne pouvoirêtre estimé de ses soldats ,ni se fier à eux (4). Le Princene doit donc jamais cesser depenser à l’exercice des ar-mes ; et, dans les temps depaix, il doit s’y adonner plusencore que dans les temps deguerre (a). Il le peut faire de
RCOJJ APARTE. l5ç)
( 1 ) Ne le voyez - vous doncpas ? E.
( 2 ) Et ils croyent l’être ! E.
(3) Quami même je ne m’enmêlerais pas. E.
(4) Machiavel ! Quel secrettu leur révèles ! Mais ils ne lelisent pas, et ne t’ont jamaislu. E.
(a) Cassius , gouverneur de Syrie , lors-même qu’on était enpaix , faisait, suivant l’ancien usage , exercer ses légions , et se con-duisait en tout comme si quelque ennemi allait l’attaquer : Quan «