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l/j.2 MACHUTEL.
à Fhilopémen , Roi desAchéens , est celle de n’a-voir jamais pensé, même entemps de paix , qu'aux di-verses manières de faire laguerre (i). Lorsqu’il se pro-menait par la campagne avecses amis , souvent il s’arrêtaitet raisonnait avec eux sur cetobjet , en disant : « Si lesennemis étaient sur cette col-line voisine, et que nous noustrouvassions ici avec notrearmée, qui d’eux ou de nousaurait l’avantage? Commentpourrait-on aller sûrement àeux, en observant les règlesde la tactique ? S’ils se reti-raient , comment faudrait-illes poursuivre ( 2 )? » En mar-chant , il leur proposait tousles cas où peut se rencontrerune armée, écoutait leur avis,disait le sien, et le fortifiaitpar de bonnes raisons ; desorte qu’en tenant son espritcontinuellement occupé dece qui concerne l’art de laguerre, jamais , en condui-sant ses armées , il n’étaitsurpris par un accident au-quel il n’eût pas préparé leremède convenable (3).
( 1 ) J’y songe, même en dor-mant , si toutefois je dorsquebquefois. G.
(2) Combien de fois j’ai faitde même , depuis ma jeunesse.
R. I.
( 3 ) On ne les prévoit jamaistous ; mais 011 improvise leremède, quoiqu’il en coûte. G.