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les grands, et afin de favoriseren même temps les grands et% peuple , on établit pourjuge un tiers qui, sans que leRoi ne souffrît, vint réprimerles grands et favoriser le peu-ple (1). On ne pouvait ima- (1) Admirable! R. I.giner de plus prudente dis-position , ni un meilleurmoyen de sûreté pour le Roiet pour le royaume. Nous entirerons cette conséquenceremarquable, que les Princesdoivent laisser à d’autres ladisposition des choses odieu-ses (a) , en se réservant àeux - mêmes les choses de
grâce ( 2 ); et je conclus de (a) Dans l’état actuel, onnouveau qu’un Prince doit lui renvoie toutes les choses deestimer les grands , mais ne rigueur ; et ses ministres sepas se faire haïr du peuple. réservent toutes les grâces de
détail _• A merveille. E.
Plusieurs croiront peut-être , en considérant la vieet la mort de divers Empe-reurs romains , qu’il y a desexemples contraires à cette
(a) Xenophon avait donné le même conseil : « Lorsqu’il s’agit depeines à infliger , le prince doit en déléguer le soin à d’autres ;mais lorsqu’il s’agit de récompenses et de présents , lui seul doitles distribuer ». f^iro principi, ubi pcenaruni res est, aliis id de-legandum ; ubi prœmiorum, aut munerum, ipsi obeundum.