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MACHIAVEL.
pire était que le leur exerçâtces funestes dispositions surles peuples, pour avoir unepaye double, et pour donnerun librecoursàleur cupiditéet à leur avarice (i) ; d’où il / r > Ils forccnt P our lesarrivait que lesEmpereurs qui m *- nies motifs. Les soldats sontn’étaient pas réputés capables P™* mêmes, quand oude tenir les soldats et le peu- ^pend ^ eux -
pie en respect (2) , succom-baient toujours. La plupartd’entr’eux , surtout ceux quimontaient à la souverai-neté comme Princes nou-veaux , ayant senti la diffi-culté de concilier ces deuxchoses , prenaient le parti decontenter les soldats(5),sanstrop craindre d’offenser lepeuple : et il ne leur étaitguère possible de faire au-trement ( 4 ). Les Princes, nepouvant éviter d’être haïs dequelques uns, (5) doivent, à lavérité, s’efforcer avant toutde ne l’être pas du grandnombre ; mais quand ils nepeuvent atteindre ce but,ils doivent s’ingénier pouréviter, par toute sorte d’ex-pédients , la haine de laclasse qui est la plus puis-sante (6).
( 2 ) Je suis parvenu à fairePun et l’autre ; mais pas encoreassez. R. I.
(3) Il ne faut pas me le dis-simuler : Je me trouve encoredans le même cas, sous tousles rapports. R. 1.
(4) Voila mon excuse auxyeux de la postérité. R. I.
(5) Ce n’est que trop vrai.
R. I.
( 6 ) C’est toujours l’arméequand elle est aussi nom-breuse que la mienne. R. I.
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