BUOHAPARTE. 205
MACHIATEL.scda pas longtemps,parce quedeux choses le faisaient mé-priser et haïr(i). L'une étaitsa basse origine ( 2 ), il avaitgardé les troupeaux dans laThrace : ce qui était fortconnu , et lui attirait le dé-dain de tout le monde. L’au-tre cause était la réputationd’homme très cruel, que, pen-dant les délais qu’après sonélection à l’empire, il mit àse transporter dans Rome età s’y mettre en possession dutrône impérial, ses préfets luiavaient faite par les cruautés,que suivant ses ordres ilsexerçaient dans cette ville eten d’autres lieux de l’em-pire (3). Tous étant d’unepart, indignés de la bassessede son origine, et d’autre part,animés par la haine qu’en-fantait la crainte de sa féro-cité; il en résulta que l’A-frique d’abord se révolta con-tre lui, et qu’ensuite le sé-nat avec le peuple de Rome etl’Italie entière, conspirèrentcontre sa personne. Sa proprearmée, qui campait sous Aqui”^ée, et trouvait beaucoup de
(1) Être méprisé, c’est lepire de tous les maux. R. I.
(2) Il y a toujours moyen demasquer cela. R. I.
( 3 ) Que ne les désavouait-ilensuite, en les faisant punir IR. I,