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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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312 MACHIAVEL.

Etats lon aurait à prendreune détermination de ce gen-re;néanmoins jen parlerai dela manière large et généraleque la matière elle-mêmecomporte (i).

Il ny a jamais eu de Princenouveau qui ait désarmé sessujets ; bien plus, quand il lesa trouvés désarmés , il les atoujours armés lui-même (a).Si tu agis ainsi, les armes detes sujets se font les tiennespropres ; ceux qui étaientsuspects te deviennent fidè-les ; ceux qui étaient fidèlesse maintiennent dans leur fi-délité ; et ceux qui n'étaientque soumis se transformenten partisansde ton règne.

Mais , comme tu ne peuxarmer tous tes sujets, ceuxque tu armes reçoivent réel-lement de toi une faveur ; ettu peux alors agir plus ensûreté à légard des autres (3).Celte distinction dont lespremiers reconnaissent quilste sont redevables , te les at-tache ; et les autres tex-cusent , jugeant quil Cm

BUO N APARTE.

(1) Parle , et je me chargedes conséquences pratiques.

R. I.

(2) Ainsi en agirent les ha-biles faiseurs de la révolution.En se rendant les Princes de laFrance, par la transformationquils firent de ses états-géné-raux en assemblée nationale ,ils armèrent a linstant le peu-ple entier pour sen faire unearmée nationale à leur profit.Pourquoi les gardes urbaines etcommunales ont-elles conservéindividuellement ce titre qui neleur convient plus aujourd'hui ?Est - ce la nation entière quechacune delles garde? Il fautquelles le perdent, mais gra-duellement. Elles ne sont, et nedoivent être que des gardesurbaines ou bourgeoises : ainsile veulent le bon ordre et le bonsens. R. I.

( 3 ) . L es grands faiseurs d«révolution populaire ne vou-laient réellement armer que lepeuple. Le peu de nobles quilslaissèrent introduire dans leurgarde nationale, ne les ef-frayaient point. Ils savaientbicnquils 11e tarderaient pas a lesécarter ; et le peuple se croyantseul favorisé, fut tout a eux.

R. I.